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Du 08 juin au 21 juin: de La Quiaca à Santiago (2146 km – 27 597 km parcourus) – Les virevoltants
Les virevoltants

Du 08 juin au 21 juin: de La Quiaca à Santiago (2146 km – 27 597 km parcourus)

Jeudi 8 juin. La nuit a été calme, malgré le vent qui a soufflé sans arrêt. Au matin, il fait trop froid pour sortir, alors on se dit qu’on remplira nos réservoirs d’eau (à sec) plus loin. On quitte donc cette ville triste et froide et on prend la RN9 (en croisant le tout début de la célèbre RN 40 qui va jusqu’au bout du continent). Le paysage et les gens sont encore très andins. On arrive bientôt à Humahuaca, village « touristique » (donc, vente d’artisanat fabriqué en série en Bolivie, à prix argentin) au nord de la quebrada (faille géologique) du même nom. Pour le moment, il n’y a pas d’eau à la station-service, et on tourne dans les petites rues pavées à la recherche d’un stationnement. Difficile de trouver un endroit où se garer sans occuper tout l’espace ! On va se promener, le vent se charge de glacer toute tentative du soleil de réchauffer les ruelles à 3000m d’altitude. On va manger dans un petit resto décati à la serveuse totalement apathique, on achète quelques fruits et légumes sur un petit étal dans un hangar. On fait un tour au marché artisanal installé sur une jolie place, il y a tout de même quelques vrais artisans locaux aux créations originales, puis on attend sagement 17h, heure à laquelle le village se réveille (on a une heure de plus qu’en Bolivie, et le rythme est résolument argentin, la siesta reprend ses droits) alors que le soleil se couche vers 18h ! On achète quelques denrées dans une épicerie minable, puis on va faire le plein d’eau pendant que les garçons se défoulent aux jeux et on revient se garer dans une rue près de la place. Le soir, la flemme de préparer le repas nous pousse vers le resto (chauffé) du coin.

Vendredi 9 juin. On quitte Humahuaca pour une petite étape qui consiste à traverser les 64 km de la Quebrada de Humahuaca. Les couleurs des couches de roches varient du jaune au violet en passant par le rouge, le gris, le blanc et le vert, suivant les époques des sédimentations. C’est très joli et il fait beau.

Le Long de la Quebrada de Humahuaca…

On arrive à Purmamarca, village pittoresque d’après le guide, propret et touristique d’après nous. On se gare près du cimetière au-dessus du village, face aux collines du Cerro de 7 colores qu’on veut parcourir demain matin car c’est à ce moment-là que la lumière et les couleurs sont les plus belles. Sur le point de bivouac, un 4X4 avec un jeune couple de brésiliens est installé. Juste en fin de repas, on voit débarquer un camping-car belge avec deux petites filles. C’est loupé pour le « temps calme » des garçons, ces derniers filent construire une cabane (on ne sait pas trop comment, il n’y a que des cailloux ici). Je discute un peu avec la maman en profitant du soleil qui est presque chaud à midi vu qu’on est maintenant à 2250 m. Deux argentins viennent nous dire que demain vers 7h, il va y avoir le tournage d’une émission de télé-réalité, et comme le décor doit faire « désert sauvage », on devra partir… C’est sûr qu’un CC, un 4X4 et deux petits blonds, ça fait tout de suite moins désert…surtout que le village est à 300m de là ! Bon, c’est loupé pour la ballade qu’on voulait faire, tout le coin va être fermé pour le tournage. La famille belge, qui veut traverser la frontière par le Paso de Jama, va se renseigner car elle est apparemment toujours fermée, et nous on descend faire un tour au village où Hervé espère trouver une ferreteria.

à Purmamarca

On s’estime déjà heureux de trouver une petite épicerie qui vend du pain et des petites choses à prix d’or. Sinon, il n’y a que des porte-clefs en lama et des babioles dans toutes les boutiques semblables autour de la place, ce n’est pas comestible… On visite la jolie petite église très ancienne au toit en cactus et on remonte au bivouac.

devant l’église

bivouac avec vue!

On passe une soirée très sympa avec les brésiliens dans le CC (eux vivent dans leur « simple » 4×4 sans aucun aménagement !) autour d’un apéro – ah, le vin argentin, on n’est pas mécontents de le retrouver ! – , de la guitare et d’un ukulélé brésilien.

Samedi 10 juin. On se réveille à l’aube (la lune éclaire joliment le bivouac) et on quitte l’endroit au moment où arrive une flopée de camionnettes de la production télé. On roule un moment puis on trouve un jolie petite rivière bordée d’arbres pour prendre le petit-déjeuner. Le paysage est maintenant beaucoup plus vert et boisé, c’est joli. On continue ensuite un peu jusqu’aux Termas de Reyes où une piscine d’eau chaude nous attend. C’est franchement agréable après les rigueurs de l’altiplano !

oui oui, elle est à 35°C!

On reste dans l’eau jusqu’à en être tout fripé, puis on passe le reste de la journée au calme, entre le petit parking boisé et la piscine qui s’est rempli de familles l’après-midi. Les barbecues et les matés fument, on est bien en Argentine !

Bivouac avec dama luna

Dimanche 11 juin. Direction San Salvador de Jujuy, pas très loin de là. On a besoin d’aller dans un garage, mais comme c’est dimanche, on se gare dans une rue du centre et on va au supermarché carrefour. C’est la fête, ça fait bien longtemps qu’on n’est pas entrés dans un supermarché bien fourni (et bien cher, aussi…). L’après-midi, on se pose dans un café agréable pour profiter du wifi et publier sur le blog, mais la connexion est très capricieuse et l’opération prend 3 heures. Puis on déplace le CC sur un grand parking pour la nuit.

Lundi 12 juin. On doit se lever tôt pour pouvoir espérer sortir du parking qui est maintenant bondé en ce lundi matin. On se dirige vers un garage pour faire une vidange et vérifier deux ou trois choses avant la vente. Le CC passe pile-poil le porche du garage, ouf ! On repart, aborde Salta sans nous y arrêter (les guides louent la beauté de cette ville coloniale, mais les autres voyageurs n’ont que rarement gardé un souvenir impérissable de Salta, surtout après Arequipa ou Cuzco – on est peut-être un peu blasés…) et on préfère avancer. Après Salta, on prend la route qui traverse la Quebrada de las Conchas. On pourrait prendre la Quebrada de Calchaquies, réputée magnifique, mais c’est une route étroite, sinueuse et non-asphaltée. Bref, la nôtre est également très jolie, on s’arrête en fin de journée pour aider un 4×4 qui a crevé, et on bivouaque sur le parking de l’Anfiteatro, juste à l’entrée de la quebrada. Marius s’est endormi sur la route, à 18h30 et a commencé sa nuit. Je vais avec Aloïs et 2 lampes jusqu’au fond de l’anfiteatro, une parois rocheuse très haute et en demi-cercle. On voit briller deux petits yeux qui bondissent et disparaissent dans les rochers, puis on écoute l’écho nous renvoyer nos voix, seules dans le calme de la nuit. On revient ensuite au CC, Aloïs me serre la main très fort, on a éteint les lampes et on marche juste à la faible lumière de la lune !

Mardi 13 juin. On entend les voitures bringuebalantes des artisans qui viennent s’installer dans l’attente des touristes, puis on voit défiler les premiers visiteurs pendant notre petit-déjeuner. Il fait froid ce matin, et le site est dans l’ombre. On va ensuite visiter – de jour cette fois – le fond de cette belle gorge rouge, où un joueur d’ocarina profite de l’acoustique unique.

Vue du matin, depuis le bivouac

El Anfiteatro

On va ensuite à pied à quelques centaines de mètres de là pour voir la Garganta del Diablo.

la vallée de la quebrada

à l’entrée de la Garganta… « une porte vers l’infra-monde »…

on grimpe vers l’infra-monde (le panneau interdit juste de monter en tongs, on n’est pas des vandales!)

même sans tongs, la descente est un peu hasardeuse.. (MMK, on ne se moque pas!)

Tout ce décor minéral est superbe, en roche rouge, et le paysage et ses drôles de formes rocheuses continuent tout le long de la quebrada.

Le long de la Quebrada de las Conchas

« El sapo » (le crapaud)

El castillo y la ventana

Au bout de la route, on arrive à Cafayate, épicentre de vignobles, notamment du fameux cépage blanc Torrontés. Le bourg est petit et tranquille. On dépose du linge à une petite lavanderia au sol inondé et on va avaler deux douzaines de petites empanadas variées et délicieuses à la « Casa de las Empanadas », son vin qui va bien avec, ses jeux pour enfant au milieu du patio ensoleillé et son groupe de joyeux québécois de passage après une mission humanitaire au Paraguay. Bref, après une bonne pause, on fait le tour des petits stands d’artisanat andin bolivien, de céramiques, vanneries et objets gauchos. Comme le linge ne sera prêt que demain soir, on part vers les vignes qui surplombent la ville. On dépasse le domaine qu’on veut visiter demain, et au bout d’un chemin bien défoncé au milieu des vignes, puis cactus et arbres secs, on débouche sur un tout petit hameau de maisons en pierres et chiens braillards, qui compte, étonnamment, un terrain de foot à l’herbe grillée, un emplacement de pic-nic et de jeux pour enfants ! Le terrain est vaste et plat devant la petite chapelle, c’est un bien joli bivouac qui nous offre en plus un beau coucher de soleil rose sur les montagnes de l’autre côté de la vallée.

Mercredi 14 juin. Les chiens ont aboyé toute la nuit et continuent ce matin à effrayer les ânes, la jument et son poulain qui paissent tranquillement entre les tables de pic-nic.

petit hameau tout là-haut

On attend que le soleil nous réchauffe un peu et on descend au domaine Domingo Molina. La dégustation a lieu sur une table sous des jolis arbres, à côté de trois paraguayens blonds d’origine allemande, en tenue ferrari-gucci bling-bling qui font le tour des domaines de la région. Marius et Aloïs se goinfrent du bon fromage qui accompagne les 5 vins qu’on a choisi de goûter, et s’intéressent aux diverses variétés de cactus plantés là. On goûte donc au Torrontés, cépage argentin cultivé presque exclusivement dans cette région, et à 4 rouges (Cabernet Sauvignon, Malbec, Petit Verdot). On redescend ensuite à Cafayate où on passe une fin de journée tranquille avant de récupérer notre linge. La rue où est stationné le CC est large et pas trop bruyante, ça va pour un bivouac argentin en ville.

qui s’y frotte…

Jeudi 15 juin. Marius m’accompagne à la Banco de la Nación à l’ouverture pour changer quelques pesos, puis nous prenons la route jusqu’aux ruines de Quilmes, qui, avant d’être le nom de la bière la plus célèbre d’Argentine, est le nom des indiens qui ont résisté aux espagnols pendant 150 ans avant de finir déportés à Buenos Aires pour participer à la construction de la ville. Les ruines, pas mal reconstituées, sont intéressantes, l’ancienne cité de Quilmes est disposée en amphithéâtre sur le flanc de la colline, dont le haut offre une grande vue sur la plaine aride plantée de cactus.

un arbre et un petit tas de pierres pour la Pachamama

qu’est-ce qu’ils peuvent bien se raconter?

Quilmes

Après le repas sur le parking du site, on continue sur la route alternant ripio et asphalte jusqu’à Santa Maria, ses abords transformés en décharge, son camping municipal très grand, poussiéreux et désert, et ses rues tout aussi désertes à l’heure de la sieste (en gros, jusqu’à la tombée de la nuit).

Devinez combien ils sont sur la moto?

alternative plus confortable

Hervé trouve un supermarché, ça tombe bien pour l’asado du soir (le camping est bien entendu très fourni en barbecues). C’est difficile de trouver du bois sec car les allées en terre sont arrosées en permanence. On a d’ailleurs du mal à comprendre l’énorme gaspillage d’eau ici. De l’autre côté de la rue, sur une sorte de terrain de sport, un type très en verve mène avec entrain (au micro) la répétition générale du spectacle qui sera donné dans quelques jours pour l’Inti Raymi, le « nouvel an andin » qui fête le retour d’Inti (le soleil) et des beaux jours d’abondance. Après l’asado, Hervé va jouer de la musique et boire des coups avec les jeunes zonards-jongleurs-vendeurs-de-bracelets- et-d’empanadas de la tente un peu plus loin.

Vendredi 16 juin. Journée repos, on tente de faire du ménage au son de la répétition de l’Inti Raymi (El Condor Pasa, B.O du Dernier des Mohicans, tout ça) mais vu le vent et la quantité de poussière soulevée, c’est un peu peine perdue. On fait le tour des ferreterias et des bazars d’électricité pour trouver un néon de remplacement de la cuisine et de quoi faire une réparation solide du système de chauffage, mais on rentre bredouille…

Samedi 17 juin. Il fait étrangement chaud et venteux aujourd’hui : le responsable est le zonda, sorte de foehn local, qui souffle avec force. Il arrive du Chili après les tempêtes océaniques, fait fondre les neiges fraîches de la cordillère (très haute à notre niveau) et dévale le versant est en rendant les gens schizophrènes ! Pour nous, c’est surtout chaleur (30°c d’un seul coup !) et nuages de poussière le long de la route qui nous mène jusqu’à la petite ville de Chilecito où nous bivouaquons pour la nuit (pas calme… samedi soir argentin citadin oblige).

Dimanche 18 juin. On part de bonne heure pour rejoindre la magnifique Cuesta de Miranda sur la RN 40, toute asphaltée, sur les nombreux virages qui longent et surplombent de belles gorges. L’été promet de belles baignades dans les trous d’eau naturels, mais là, ce n’est d’actualité : le zonda est tombé et on a perdu 20°C depuis hier !

Du haut de la Cuesta Miranda

Au niveau de Villa Unión, on bifurque sur la RN76 qui traverse une étendue désertique qui nous rappelle la RN3 en Patagonie. On passe près de l’entrée du Parc Talampaya qu’on ne visite pas en raison du prix prohibitif attrape-touriste (obligeant les visiteurs à payer un circuit organisé en plus du prix d’entrée). On continue donc vers le sud et la Reserva Nacional Ischigualasto, dans la province voisine de San Juan. Ce parc, appelé aussi « Vallée de la Lune » (oui, chaque pays a la sienne, un peu comme les diverses Laguna Azul et Garganta del Diablo) est connu pour être un livre ouvert sur la géologie de la période triasique. On mange en vitesse sur le petit parking glacial avant de visiter le petit centre d’interprétation sur les dinosaures et autres squelettes d’animaux préhistoriques, puis on passe à la visite du site.

salut l’ancêtre

On doit prendre place dans un convoi de véhicules (le parc a une superficie de 630 km2), accompagnés d’un guide. Il fait très froid et venteux mais le soleil fait son apparition. On s’engage donc sur le chemin qui mène aux différents arrêts, les seuls autorisés : la Vallée de la Lune et ses couches de sédiments de différentes couleurs, une plaine de sable blanc plein de petits cristaux (il parait que c’est incroyablement féérique à la pleine lune) qui débouche sur la « cancha de bochas » ou « terrain de pétanque » avec ses concrétions toutes rondes,et encore des arrêts pour admirer des roches sculptées par l’eau, le vent et les mouvements sismiques. On rentre par les superbes falaises de roches rouges, au bout de 3h.

Valle de la Luna (Ischigualasto)

le sphinx argentin

le terrain de pétanque (mais on n’a pas le droit de toucher les boules…)

le sous-marin

le champignon, ou l’arbre, selon l’humeur

la falaise rouge du retour (c’est beau, hein)

et un dernier pour la route (ou la piste, là-devant)

On n’a pas envie de chercher un bivouac plus loin, alors on reste sur le « camping » (un parking aménagé) du site. Il fait vraiment très froid et ça va encore descendre dans la nuit, alors on offre notre petit chauffage électrique à un jeune couple d’argentins qui voyage en moto et dor dans une tente. Ils sont complètement congelés et comptent continuer vers la Bolivie en hiver ! La soirée est bien calfeutrée et calme (merci au groupe électrogène qui a la bonne idée de se calmer pendant la nuit).

Lundi 19 juin. On part à la (très) fraîche et on roule une partie de la journée, jusqu’à San Juan pour une pause courses et magasin de bricolage (encore !), puis on continue jusqu’à une station serviec avant Mendoza pour la nuit.

Mardi 20 juin. Encore une journée de route. On passe Mendoza, on bifurque vers l’ouest et la cordillère en longeant un joli lac avant de nous arrêter à côté de Upsallata, sur le parking d’un petit musée. Le temps glacial et le vent terrible nous convainc de rester au chaud à regarder la lumière décliner sur les Andes tout près.

Mercredi 21 juin. On part avant l’aube, on roule en direction du Chili et on s’arrête pour le petit-déjeuner à Puente del Inca, sur un petit parking verglacé à 2700m. Aujourd’hui c’est l’Inti Raymi, le solstice d’hiver, et le soleil nouveau nous offre une très belle aurore sur les montagnes, avant d’être englouti par les nuages.

Ultimo amanecer argentino.. Gracias Inti!

On s’habille chaudement et on va voir le fameux « puente » : un pont naturel qui s’est formé grâce à l’écoulement de sources chaudes très riches en sédiments. Il mesure 48m de long pour 28m de large et 8m d’épaisseur et est situé à 27m au-dessus de la rivière. Un établissement thermal y a été construit mais est maintenant à l’abandon. Sous la couche de neige, c’est particulièrement joli, on voit de la vapeur sortir des petites cascades entre les concrétions…

Puente del Inca

Quelques kilomètres plus loin, on arrive à l’ouverture du Parque Provincial Aconcagua, au pied de l’Aconcagua, le plus haut sommet d’Amérique du Sud avec ses 6962m. Bon, là c’est très enneigé et plein de brouillard alors on ne voit pas le sommet… On part crapahuter notre dernière rando du voyage, dans la neige, sur le sentier de la laguna de los horcones. Il n’y a plus vraiment de sentier, tout est blanc, et par moment, on s’enfonce beaucoup, la neige entre dans les chaussures de marche. Les petits lacs sont gelés et recouverts de neige. Hervé reste faire un petit bonhomme de neige avec les garçons pendant que je finis la boucle toute seule, sans voir le sentier car il est totalement enneigé, et je m’enfonce par moments à mi-cuisses dans la descente.

ceci n’est pas un dessin au fusain…

le dernière rando!

les pieux de bois marquent le sentier…

vue de l’Aconcagua l’été…

… et la même vue l’hiver!

amiguito de nieve

Après une bonne heure et demie dans le blanc et le froid, on reprend la route sur quelques kilomètres jusqu’au tunnel du Paso de los Libertadores, le plus grand poste de frontière de la région. Les chasse-neiges ont dégagé la route, le poste a réouvert il y a quelques jours. C’est donc notre 15ème et dernier passage de frontière avec le CC, et notre 5ème entrée au Chili ! Le douanier un peu punk à chien quitte son hangar froid et sa musique des guns & roses pour venir inspecter le CC. Il est très méticuleux, on lui donne nos oignons, graines de quinoa, tisanes de fleurs (éventées), etc… et du coup, il ne fouille pas dans les souvenirs ni dans la boite à trésors des garçons. S’en suit la fameuse route et ses 29 lacets qui nous font passer de 3200m à 800 en quelques km, en débouchant à Los Andes, puis nous continuons jusqu’à Santiago.

ça tourne!

On va directement à l’immeuble dans lequel on a loué un appartement à partir de demain, et, coup de bol, il y a une grande place pile devant l’entrée pour stationner le CC ! Il fait gris et froid, mais demain est un autre jour !

4 reflexions sur “Du 08 juin au 21 juin: de La Quiaca à Santiago (2146 km – 27 597 km parcourus)

  1. Manue

    La dernière rando a un côté fou 😀 on pense souvent a vous d’ici .. j’espère tout va bien !!! On vous embrasse bien fort z très vite 😚

    1. Pauline

      Ben y a la cheminée du sous-marin… ou alors c’est le paquebot? apparemment il y avait une autre « cheminée » avant mais suite à un concert donné là en l’honneur du bicentenaire du pays (quelque chose comme ça), elle s’est écroulée… En vrai, on voit ce qu’on veut!

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