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Du 16 au 24 septembre : Montevideo – fin de l’attente du camping car – Les virevoltants
Les virevoltants

Du 16 au 24 septembre : Montevideo – fin de l’attente du camping car

Le taxi dans lequel nous sommes montés en arrivant à Montevideo le 16 septembre nous laisse dans la vieille ville, tout près de la Posada Al sur. Celle-ci est située dans une rue piétonne de ce quartier qui a l’air un peu glauque de prime abord… Mais la posada est une jolie demeure ancienne, avec des portes très hautes, un escalier en marbre clair qui monte au premier étage au sol recouvert de grands carreaux noirs et blancs. De grande fenêtres donnent sur la rue, et un escalier en colimaçon extérieur, en fer forgé, monte jusqu’au toit en terrasse en bois commune où se trouve la « casita en el techo », une cabane en bois dans laquelle nous allons habiter. Sur le toit de cette cabane, il y a des panneaux solaires et un balcon duquel on a une belle vue (pour les couchers de soleil sur le port). Ça n’a pas été une mince affaire de monter nos bagages là-haut mais on ne regrette pas !

le couloir et l'escalier à gauche

le couloir et l’escalier à gauche

l'escalier... ça se mérite!

l’escalier… ça se mérite!

la casita en el techo

la casita en el techo

44-terrasseSamedi 17 septembre : on descend prendre le petit déjeuner dans la cuisine commune. La posada, qui soutient le tourisme éco-solidaire et responsable, est équipée et décorée d’éléments fabriqués par des artisans et artistes locaux, et c’est très chouette. Marius et Aloïs ont tapé dans l’œil d’une vénézuélienne rigolote qui travaille ici. On rencontre un couple d’allemands qui attendent aussi leur véhicule qui doit arriver avec le bateau parti avant le nôtre, et il a pour le moment deux semaines de retard ! Ils n’arrivent pas à avoir des informations fiables (à part le fait que les ports ont fermé pendant deux jours pendant la tempête) et sont un peu dépités… De notre côté, il fait tout gris et on se contente de descendre notre rue pour aller manger au Mercado del Puerto, l’ancien marché reconvertit en plein de restaurants de parillas et asados (les célèbres barbecues argentins et uruguayens) où le touriste peut regarder griller sa viande (ou son poisson) en direct. Il paye aussi le prix touriste, d’ailleurs. C’est là qu’on se rend compte que lorsqu’on paie certaines choses ici avec une carte étrangère, on ne paie que 4% de TVA (au lieu de 22%) ! C’est notamment valable pour les cafés et restaurants, les hôtels et le carburant dans les pompes frontalières. Puis on rentre assez vite dans cette ville qui est un mélange (du moins dans notre quartier) de bâtiments coloniaux et de diverses influences (françaises, italiennes, art-déco…) pour la plupart décrépis ou totalement délabrés et abandonnés. Certains sont encore jolis et à peu près entretenus. Et puis il y a les bâtiments récents plutôt moches. Les bâtiments les mieux entretenus et les opulents sont… des banques, institutions phares de l’économie uruguayenne. Notre rue est assez animée, mais à deux rues de là, c’est une autre ambiance, et on croise pas mal de clochards et autres zonards hagards mais pas agressifs.
En fin d’après-midi je vais avec les garçons au bout de la jetée (qui est l’entrée du port), plein de gens pêchent en buvant du maté (et en fumant de la marijuana, dont la consommation et la vente sont légales et encadrées ici), puis nous remontons par les petites rues jusqu’à la plaza Zabala et ses quelques jeux.

tourne, tourne...

tourne, tourne…

Le soir vers 20h30, on entend un vacarme de tambours dans la rue : ici, le carnaval dure 40 jours à partir de février, et dès qu’il est terminé, les formations de musiciens (tambours et candombe) répètent toutes les semaines. C’est un des héritages forts des ancêtres esclaves africains. C’est vrai que le Brésil est tout proche. On regarde donc défiler, du haut de notre toit, une dizaine d’hommes qui portent de hauts tambours et les frappent du plat de la main droite et d’une grosse baguette dans l’autre main. Ils sont précédés par un homme qui fait tournoyer un drapeau. Des gens dansent un peu sur leur passage (et nous aussi, du haut de la terrasse!).
Dimanche 18 septembre : on sort dans la grisaille froide pour aller à la feria de Tristan Narvaja, un très grand marché plus haut dans le centre ville. On traverse donc la ciudad vieja, en voyant plusieurs bâtiments historiques : la place où la Cathédrale fait face au Cabildo (premier bâtiment administratif où siégeaient pouvoirs exécutif et législatif ; et donc en face du pouvoir religieux), la porte de la Ciudadela puis la Plaza de Independencia où le général Artigas (libérateur et héros national) sur son cheval tourne le dos à des centaines de climatiseurs.

Artigas et ses clims

Artigas et ses clims

Plaza de la Independencia

Plaza de la Independencia

On remonte l’avenue 18 de Julio et au bout de 45 min, on arrive au marché qui s’étend sur une demi-douzaine de rues, et regroupe des vendeurs d’animaux (poissons, tortues, oiseaux), des maraichers, des vendeurs d’artisanat et de maté, des vendeurs ambulants de nourriture à emporter, des quincaillers, des brocanteurs, etc… Au départ, c’était surtout un marché de bouquinistes, puis se sont greffés des brocanteurs et enfin tous les autres. Il y a beaucoup de monde et la circulation est compliquée par « l’effet maté » : comme tout le monde se promène au marché avec son maté dans la main et surtout son thermos dans le creux du coude, ça augmente considérablement l’encombrement des chaque personne, et on se prend une série de coups de coudes intempestifs. A part ça, c’est sympathique.
Le temps se radoucit en fin d’après-midi et les garçons passent un bon moment à jouer sur la terrasse en bois, à chercher des trésors et des clous rouillés.
Après un beau coucher de soleil, on a doit à une nuit pluvieuse et venteuse, bien ressentie depuis notre cabane…

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Ce lundi 19 septembre étant tellement froid et gris qu’on décide de ne rien faire, à part un peu d’administratif, de la mise à jour du blog et du cahier d’activités (merci tata Baleine et tonton Alexandre), entrecoupé de nouvelles explorations de la terrasse pour Marius et Aloïs. L’après-midi, alors qu’on fait quelques courses, le caissier du supermarché offre deux kinder surprises aux garçons. Les gens ici sont très gentils et attentifs envers les enfants, ils essaient toujours de leur parler et son ravis d’entendre les quelques mots en espagnol qu’ils leur répondent. Dans le petit magasin de fruits et légumes plus bas, les gérants (installés ici depuis 30 ans !) essaient à leur tour de nous dire en français les deux ou trois mots que leur voisin français (un réalisateur de documentaires..) leur a appris. On est dans la capitale mais en peu de temps on se rend compte que les relations sont vites cordiales.
La soirée se passe au chaud sur fond de parties de miaou-miaou acharnées.

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3 jeunes tambours...

3 jeunes tambours…

miaou miaou!

miaou miaou!

Mardi 20 septembre : allez, aujourd’hui, Aloïs a 8 piqûres de moustique sur le visage et dans le cou, dont deux sur une paupière, mais on décide d’aller un peu se cultiver ! On commence par aller visiter le musée du gaucho installé dans un très beau bâtiment ancien. Le bâtiment en lui-même vaut vraiment le détour. Au premier étage il y a une expo temporaire de peintures dont des belles aquarelles représentant des scènes de vie dans une estancia. Puis au 2eme étage c’est la partie sur les gauchos avec beaucoup d’objets très travaillés constituant l’attirail de ces cow-boys d’Amérique latine, figure épique et héroïque empreinte de romantisme dans l’imaginaire collectif. Dans la réalité, il semble qu’ils étaient certainement plus rustres, mais bon… En tous cas, l’exposition intéresse bien les garçons.

éperons en argent

éperons en argent

blague à tabac

blague à tabac

maté piou piou

maté piou piou

Reflets du Museo del Gaucho

Reflets du Museo del Gaucho

Verrière du Museo del Gaucho

Verrière du Museo del Gaucho

Nous allons ensuite visiter le Cabildo, qui abrite quelques expositions, dont une étrange interpellant sur le contenant, le support, l’absence de l’œuvre. Donc, des tableaux retournés et des objets emballés dans du papier bleu. Puis nous allons déjeuner dans le café du Teatro Solis, bâtiment de style néoclassique, et nous faisons l’impasse sur la visite, malgré notre intérêt, parce qu’il fallait obligatoirement faire une visite guidée de 40 min en espagnol et surtout attendre 2h avant…

Cabildo

Cabildo

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circulez, y a rien à voir (expo sur le contenant, l'absence de contenu, etc...)

circulez, y a rien à voir (expo sur le contenant, l’absence de contenu, etc…)

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On rentre par une longue promenade sur la rambla puis la jetée. On voit arriver un gros cargo chargé de containers mais ce n’est pas encore le nôtre !

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pas encore le Grande Nigeria

pas encore le Grande Nigeria

Mercredi 21 septembre : c’est le printemps, et ça se sent ! En fin de matinée, on va à la bibliothèque de l’Alliance française dans un autre quartier, et on lit un tas de livres aux enfants qui sont ravis (« oh, le même que chez Mamouna ! » et « le même qu’à l’école ! » et « le même qu’à la maison ! » heureusement qu’il y a quelques inconnus). En sortant, la bibliothécaire voit mon sac à main et reconnait que c’est une marque créée notamment par sa sœur, entre Paris et Buenos Aires. Et on ne tarde pas à se rendre compte que nous connaissons toutes les deux la maman de Ernest, un grand copain de l’école de Marius et Aloïs !

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On va manger un peu plus bas dans un resto végétarien très zen, sauf qu’il faut s’asseoir sur des coussins et que forcément, ça dégénère un peu. En redescendant l’avenue de ce quartier cossu et en voulant aller au parque Rodó, on tombe sur une petite foire permanente pour enfants : passage obligé dans plusieurs manèges, dont une très longue attente pour le dernier. Les enfants ne doivent pas avoir école le mercredi après-midi car c’est bondé de jeunes têtes accompagnées de leurs grands-parents dynamiques et dévoués. Puis nous traversons le joli parque Rodó et finissons sur la plage. Nous cherchons des œufs de caracoles (escargots d’eau) mais ne trouvons que des débris mous et translucides.

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Parque Rodó

Parque Rodó

Ce matin jeudi 22 septembre, c’est l’effervescence : nous avons vu sur le site de vesselfinder (un site qui suit les bateaux à la trace) que le Grande Nigeria, avec à son bord notre camping car embarqué à Anvers le 25 août, est arrivé hier soir à 23h30 dans le port de Montevideo avec plus de 24h d’avance ! Et nous avons reçu un email du transitaire nous annonçant que les manœuvres de déchargement auraient lieu dans la journée, et que les transferts et sorties de port se feraient le lendemain. Du coup, on commence le rangement, puis je vais au bureau des Migraciones pour chercher un certificado de llegada, et descends ensuite au port avec Aloïs. En entrant comme si nous allions prendre un ferry, nous pouvons nous approcher du mastodonte qui est en train de décharger un container. Mais on ne voit pas de camping car à l’horizon…

Grande Nigeria!

Grande Nigeria!

Je vais au bureau du transitaire en fin d‘après-midi pour venir aux nouvelles et commencer les démarches, car nous avons décidé d’effectuer toutes les démarches de sortie du port nous-mêmes. Pendant ce temps, Hervé va au parc de jeux pour que l’énergie des enfants puissent s’évacuer un peu.

dernier goûter sur la terrasse

dernier goûter sur la terrasse

Le soir, les tambours de candombe résonnent à nouveau et le vent se lève d’un coup avec de grosses rafales qui font trembler la cabane et les parois de soutènement des panneaux solaires, dans un raffut pas possible. La nuit va être longue…

Vendredi 23 septembre matin, dernier ( ? ) gros rangement et bouclage de bagages, puis je retourne avec Aloïs au bureau du transitaire dans le vent et le froid pour récupérer le bill of landing, précieux sésame pour faire sortir le camping car du port. S’en suivent 7h de démarches dont beaucoup d’attentes et de déambulations entre différentes entités jusqu’à ce qu’Hervé puisse sortir du port avec le camping car intact et le papier nous permettant de circuler en Uruguay ! (démarches détaillées à venir)

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attente sur fond de couleur éloquente…

On traine donc enfants et bagages jusqu’à l’endroit où il s’est garé, on attache les garçons sur leur siège et on file se poser près du phare, au calme, pour démonter la cloison séparant le poste de conduite et la cellule, et pour commencer à déballer et ranger les placards, la soute, les bagages, etc… Les garçons jouent dehors sous les arbres, sous l’œil attentif (ou pas) d’une dizaine de chats.
Pour cette première nuit très calme, on est à peine bercés par les rafales de vent qui soufflent encore.

Premier bivouac et lumières de Montevideo au loin

Premier bivouac et lumières de Montevideo au loin

Ce samedi 24 septembre, il fait 12 degrés dans le camping car au réveil, mais le soleil et les polaires se chargent de réchauffer les troupes. Tout le monde a bien dormi, et on continue le rangement et la mise en route. Le frigo n’est pas très content d’être sorti de sa torpeur et ne veut pas s’allumer au gaz (en principe il fonctionne au gaz lorsqu’on est à l’arrêt, et passe à l’électricité lorsqu’on roule). Bon, on verra plus tard!

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En début d’après-midi on va faire des courses au Shopping Carretas, un centre commercial rutilant qui était auparavant une prison (dont se sont échappés des résistants Tupamaros), d’après le monsieur rencontré à Colonia. Puis on remplit les réservoirs d’eau avec un bidon au phare et on passe une deuxième nuit sur place. Il n’y a plus de vent, mais c’est le weekend et les voitures viennent stationner ici assez tard mais ça reste très calme. Demain, on quitte Montevideo et notre début de voyage de semi-sédentaires!

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5 reflexions sur “Du 16 au 24 septembre : Montevideo – fin de l’attente du camping car

  1. Boris

    Un petit coucou pour vous dire qu’on vous suit également (bon surtout les photos je ne vous le cache pas!) et qu’on pense bien à vous. Profitez pleinement de cette expérience. Bonjour aux inconnus que vous rencontrerez. bises.

  2. mariana

    C’est super! ça donne envie! Profitez bien de l’argentine maintenant! gros paysages, belles personnes, du beau temps quoi d’autre? vous nous raconterez! Bisous

    1. Pauline Auteur de l'article

      Oui! Ah les routes secondaires pourries d’Uruguay… et on a beau parler poliment en plusieurs langues au frigo, il boude toujours assez longtemps après de la route pour repasser au gaz!

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