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Du 24 au 31 octobre : De Chuy à Fray Bentos (800 km – 5020 km parcourus) – Les virevoltants
Les virevoltants

Du 24 au 31 octobre : De Chuy à Fray Bentos (800 km – 5020 km parcourus)

Dernière semaine Uruguayenne

Arrivés en Uruguay, nous n’allons pas vers le fort de San Miguel comme prévu car l’un des points intéressants en est la vue, et avec le brouillard, la vue se résume pour le moment à quelques dizaines de mètres. On va donc directement au grand Parque Santa Teresa au bord de l’océan. Le garde (ici les gardes du parc sont des militaires) nous demande si on va dormir dans le parc, on répond par l’affirmative et il nous indique l’endroit du camping. C’est en fait le plus grand camping de l’Uruguay, disséminé en plusieurs endroits dans l’immense parc. On emprunte un chemin, on voit quelques camionnettes et camping cars locaux garés sur des portions herbeuses boueuses. On s’arrête à un endroit à peu près plat, Hervé remplit le camion d’eau et se branche à l’électricité pendant que je vais en reconnaissance avec les garçons. On suit le chemin jusqu’à la côte et le perchoir-observatoire des baleines franches australes qui passent au large à cette saison. Bon, gris sur gris, essaie de voir une souris… ou même une baleine, c’est peine perdue. Les garçons jouent un peu sur des jeux en forme de bateau de pirate bien échoué, puis on rentre sans avoir croisé personne : la supérette est fermée (on n’a plus d’eau potable), les sanitaires complètement à l’abandon, il y a des grosses flaques-mares pleines de moustiques sous les eucalyptus. C’est encore vraiment la basse saison ici…

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On décide de trouver un autre coin pour bivouaquer dans le parc. On arrive dans le centre du parc, près de petites bâtisses en pierre qui font office de cantine et de QG pour les gardes militaires, centre de visiteur et petit resto-supérette. On se gare sur un petit parking devant des hauts palmiers, tout près de l’entrée du sentier qui mène à l’invernaculo (les serres), mais la visite, ça sera pour demain !

Mardi 25 octobre.

Nuit tranquille mais temps froid et bien gris. Le vent se lève…

exercices sur fond de palmiers

exercices sur fond de palmiers

On va visiter les lieux : la jolie serre et les passerelles en bois qui passent au-dessus d’un marécage à la végétation sauvage. On est les seuls à part quelques poules d’eaux et leurs poussins, et des grands oiseaux plus loin.

Invernaculo

Invernaculo

passerelle au-dessus du marais

passerelle au-dessus du marais

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Le temps fraîchit encore, et on va un peu plus loin : il y a des jeux pour enfants et un petit zoo qui regroupe la plupart des animaux que nous avons croisés jusqu’ici : en plus des lapins, canards et paons en liberté, on revoit des capibaras (et leurs bébés), des nandus, une tortue dans l’eau, des chèvres, sangliers, etc… Il y a aussi quelques volières un peu tristes où sont enfermés plein d’oiseaux locaux qu’on voit d’habitude dans les arbres autour de nous et un toucan tout seul agrippé au grillage.

sieste collective bien au chaud

sieste collective bien au chaud

nandu

nandu

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y a même un squelette de dinosaure dans ce parc!

y a même un squelette de dinosaure dans ce parc!

Après le repas, on quitte le parc car le temps est de plus en plus hostile, et on va jusqu’à Punta del Diablo, tout près. Petit village de maisons colorées, pour la plupart en bois et fermées car ce sont des locations saisonnières. C’était au départ un village de pêcheurs, et l’activité est toujours bien présente, comme en témoignent les barques sur le sable et les petits postes en bois qui font office de marché aux poissons le matin. Jolie plage mais gros temps !

Punta del Diablo

Punta del Diablo

La tempête est déclarée alors on reste calfeutrés, puis Hervé sort un peu sur la pointe rocheuse avec les garçons et le soir on va manger dans un des seuls petits restos ouverts : bons beignets aux algues (et au sable fin) et poisson de la pêche du jour. Les dames du resto nous disent, comme toutes les personnes rencontrées depuis le tout début du voyage, que le climat a changé d’un seul coup et que la météo est très étrange depuis quelques mois…

storm time, shool time

storm time, school time

Trouvez les 3 petites silhouettes sur les rochers au loin

Trouvez les 3 petites silhouettes sur les rochers au loin

Mercredi 26 octobre. Ça a bien soufflé cette nuit, la mer est grosse et grise, et en plus, il pleut ! On voulait retourner à Cabo Polonio, petit village un peu hippie-pêcheur niché au bout d’une zone protégée, derrière des grandes dunes. On y avait passé 3 jours très chouettes à la fin de l’été 2008 avec Hervé, il n’y avait que des locaux et des lions de mers. On ne peut pas y aller en véhicules motorisés, seuls des espèces de gros camions-4×4 ouverts ont le droit de transporter des passagers à travers les dunes. Bon, vu le temps, c’est même pas la peine d’y penser ! On lève donc le camp pour prendre la route dans la tempête pour aller jusqu’à la Paloma. En passant devant l’accès à Cabo Polonio au bord de la route, on est assez surpris : là où il n’y avait qu’une toute petite cabane en bois qui vendait les tickets pour grimper à bord des camions de transports, il y a maintenant des gros panneaux, un long bâtiment en dur, bref, je ne sais pas trop à quoi ressemble donc Cabo Polonio, son phare, des cabanes colorées, ses deux belles plages (c’est de là que vient la photo avec les deux bateaux en tête d’illustration de ce blog) et sa colonie de lions de mer… On arrive donc à La Paloma, autre bourgade du bord de l’océan, bien battue par la tempête, et on s’installe dans une rue à peu près abritée près d’un bar qui a du wifi. Tant qu’à rester enfermés, autant pouvoir communiquer et publier sur le blog… Après le DVD des garçons, Hervé sort les garçons car la tension générale est très électrique… Le soir, la tempête se renforce encore. C’est chouette, l’océan en Uruguay !

La Paloma (non, c'est n'est pas une paloma, mais plutôt une baleine)

La Paloma (non, c’est n’est pas une paloma, mais plutôt une baleine)

Jeudi 27 octobre. 3eme jour de tempête. On part de La Paloma pour avancer un peu, vu qu’il n’y a rien d’autre à faire. On continue vers l’ouest, en l’occurrence vers Punta del Este, qui marque en théorie la fin de l’océan et le début de l’embouchure du Rio de la Plata. Sur la route monochrome, les vaches sont alignées, dos (enfin, postérieur) au vent. Il y a beaucoup d’arbres déracinés et de grosses branches cassées en travers de la route. Hervé doit parfois se cramponner au volant lorsqu’il y a des rafales. On ne voit personne nulle part. A un péage, un type nous fait signe, depuis la cabine, de passer directement sans payer.

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On s’arrête à l’étrange mais fascinant Museo del Mar de La Barra. Cette bâtisse basse en bois (pas du tout isolée, il y fait 14 degrés à l’intérieur d’après un très vieux thermomètre accroché au mur) qui sent le renfermé recèle un fatras d’innombrables trésors sur le monde de la mer : squelettes de baleine, mâchoires de cachalots, oiseaux et lions de mer empaillés,  bestioles marines dans du formol, dizaines de crabes, crustacés, coquillages, étoiles de mer, photos, informations en tous genre. Il y a même une salle sur les pirates et un espace sur les sirènes. Cet endroit a été créé par Pablo Etchegaray, qui a grandi dans le coin et a commencé à ramasser des coquillages depuis tout petit. Puis il s’est passionné pour tout le reste. C’est vraiment un drôle d’endroit comme on en fait plus. Il y a aussi une partie sur l’évolution de Punta del Este et plein d’anciens objets.

dans la salle des pirates!

dans la salle des pirates!

On y reste un bon moment, puis on repart en passant sur le drôle de pont Leonel Viera… en forme de W, ou de vague. On se gare sur un parking entre deux palmiers bas au tronc robuste, en face de la sculpture de la main qui sort du sable, après avoir vidé la cassette des WC dans un égout (on a hésité à la vider directement au pied de la Tour Trump en construction mais y avait pas de place pour se garer), ce qui met Hervé d’excellente humeur (la vidange de la cassette dans la tempête).

Puente Leonel Viera

Puente Leonel Viera

La route au bord de la mer est coupée en raison de la mer déchaînée. On reste bien au chaud dans notre camping car où il fait quelques degrés de plus que dehors (le téléphone nous indique qu’il fait 12°c, et 5°c en température ressentie ce soir à Punta del Este).

Ce vendredi 28 octobre au matin, on est réveillés par le soleil ! ça souffle encore pas mal et il fait 13°c dans le camping car mais ça se réchauffe vite. On part voir la Main de près, marcher sur la plage puis sur la rambla que les employés municipaux balayent, le vent est glacial !

la main qui sort du sable

la main qui sort du sable

On voit la ville revenir à la vie : les gens sortent, déblayent, il y a un même un type qui arrose une pelouse ( ???). On trouve une quincaillerie pleine de bricoles utiles (Ferreteria del Puerto), Hervé en cherchait une depuis pas mal de temps. Je ressors l’après-midi avec les garçons, on fait une longue promenade jusqu’au phare en passant par le port plein de bateaux bling bling et on finit en mangeant une super glace au soleil.

Faro y farola

Faro y farola

Ensuite, les garçons font faire des glissades dans le sable et en rapportent quelques kilos dans le camping car. On ne sait pas trop l’heure qu’il est car nos différents appareils affichent des heures différentes : en fait, normalement l’Uruguay passe à l’heure d’été en même temps que le Brésil, mais cette année, le président a décidé de rester à l’heure d’hiver. Donc, les appareils qui sont réglés sur les fuseaux horaires automatiques, et donc celui de Montevideo, sont passés à l’heure d’été il y a une dizaine de jours. Il faut tout reprogrammer manuellement…

Samedi 29 octobre. 10 degrés au réveil dans l’habitacle, mais grand beau temps ! On voudrait au moins profiter d’une journée de plage avant la longue remontée jusqu’au premier point de frontière terrestre à Fray Bentos. On retourne sur nos pas (en repassant sur le pont sous le soleil) pour nous arrêter à José Ignacio, village très huppé au joli phare.

même pont, mais sous le soleil!

même pont, mais sous le soleil!

La station-service à l’entrée du village refuse de nous donner de l’eau, c’est une première en 5 semaines de voyage. Je gravis seule et d’une traite les 114 marches du phare car tous les phares de l’Uruguay sont interdits au moins de 8 ans, au grand désespoir des garçons. La dame en bas leur offre à chacun un autocollant du phare pour les consoler. Moi j’ai une belle vue de là-haut ! Puis les garçons veulent aller sur la plage mais l’escalier de bois s’est effondré. Pas grave, ils dévalent le mur de sable sur les fesses, c’est tellement plus chouette !

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Phare de José Ignacio

Phare de José Ignacio

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Après plusieurs glissades et pas mal de sable dans les yeux, la bouche et les cheveux, on décide de repartir du village pas très accueillant. Hervé repère un joli tuyau vert branché juste devant le petit poste de police. L’agent à l’intérieur accepte gentiment de nous laisser remplir les réservoirs du CC. On roule, on dépasse Punta del Este et on longe quelques jolis hameaux le long du rio (qui ressemble quand-même beaucoup à la mer, il y a même des surfeurs !). On s’arrête sur un petit terre-plein près de la plage. Hervé et les garçons vont enfin pêcher avec leurs cannes à pêches ! Ils traversent la dune et se retrouvent sur une plage jonchée de détritus, à 85% des sacs et bouteilles en plastique. C’est vraiment affligeant et saisissant, on dirait une décharge. Le rio a vomi tout ça pendant la tempête. Sur les km de plages, on n’a pas vu une seule poubelle, et ici les gens balancent leurs poubelles n’importe où, les jeunes qui vont à la pêche laissent leurs déchets partout… Lorsque je vais rejoindre les garçons, ça me met vraiment un coup au moral de voir tout ça (et personne pour nettoyer la plage, bien sûr).

jolie vue

jolie vue

mais vu de près...

mais vu de près…

Les 3 pêcheurs en herbes perchés sur leur rocher reviennent bredouilles, mais à leur décharge, ils n’ont pas vraiment le matériel adapté. Marius et Aloïs finissent donc l’après-midi à creuser un gros trou dans la dune et à ramasser des gros coquillages. Hervé bricole et je fais du pain (non non c’est pas du tout cliché).

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Le soir, après le repas, on monte sur le toit pour regarder les étoiles, mais il fait bien froid ! On voit des constellations rigolotes mais on ne connait pas du tout le nom des constellations de l’hémisphère sud…

Dimanche 30 octobre.

Record battu ce matin, à 8h30 on est sur la route ! en même temps, Hervé avait laissé un peu ouverts plusieurs volets et avec le soleil, à 6h30 tout le monde était réveillé. Ou 7h30, selon l’heure d’été ou d’hiver ! Enfin, après un ménage chasse-sable et un bon petit-déjeuner au pain frais maison, on prend la route pour une longue journée. Objectif du jour : Fray Bentos près de la frontière avec l’Argentine. On aurait pu prendre le ferry pour Buenos Aires, mais on voulait éviter la grosse ville et de toutes façons on nous a dit que notre CC était trop haut pour entrer dans le ferry. Donc, on doit faire le tour par la route, et le premier point de passage est le Pont International entre Fray Bentos en Uruguay et Gualeguaychu en Argentine. Ça roule bien, entre bonne route et route uruguayenne typique (comprenez : bien pourrie). On s’arrête à midi dans un grand parc, à l’ombre des eucalyptus, pour manger, courir, jouer au ballon et faire une petite sieste selon les différents membres de l’équipage. On arrive en fin d’après-midi au bivouac derrière l’usine de viande. Cette fois-ci, on est dimanche après-midi et l’endroit est investi par des familles venues pêcher, manger et boire le maté. Les garçons retrouvent ravis leur arbre magique. Petite note : en fait, ce n’est pas un arbre. C’est un « ombu », plante emblématique de la région et de la pampa argentine. Bien qu’il puisse mesure 10 à 15 m de haut, l’ombu est considéré comme un arbuste car son tronc ne forme pas d’anneaux. En tous cas, cette fois-ci il est en fleurs (des petites grappes vert tendre) et c’est très joli. On est quand-même bien fatigués par la route et on apprécie bien le calme au coucher du soleil après le départ des dernières voitures.

Fray Bentos, un mois plus tard

Fray Bentos, un mois plus tard

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Lundi 31 octobre.

La dernière nuit dans ce petit pays a été calme, et nous nous réveillons de nouveau entourés par les chevaux. Les garçons font faire une nouvelle tentative de pêche dans le rio, toujours aussi infructueuse. Marius revient en disant qu’il n’aime pas la patience. Aloïs préfère patouiller au bord, rejoint par Marius, tandis que je fais un gros ménage pré-passage de frontière : je sors et bats tous les coussins (Hervé a encore une crise d’allergie) et on nettoie la cellule de tout le sable qui y reste encore. On fait la tournée de différentes boutiques pour trouver un autocollant du drapeau de l’Uruguay à coller à l’arrière du CC, mais sans succès ! Puis on s’avance vers la frontière poussiéreuse saturée de gros camions garés au bord de la route. Les formalités sont vite expédiées et personne ne vient jeter un coup d’œil au camping-car. Tant mieux car nous n’avons pas terminé tous nos produits frais. On s’engage donc sur l’immense pont international, pont qui avait été bloqué par des milliers de manifestants en 2005 lors de la naissance du projet de construction de l’énorme usine de pâte à papier sur la rive du fleuve, côté Uruguayen. A l’époque, les Argentins se sont fortement opposés à cette usine, prétextant un risque de pollution élevé, notamment dans le fleuve frontalier. Le blocage du pont avait perturbé le transit entre les deux pays, jusqu’à ce que la Banque Mondiale décrète qu’il n’y avait pas de risque de pollution (ben tiens, non mais de quoi elle se mêle ?). L’usine Botnia a donc été construite il y a une dizaine d’année, entrainant le déboisement des forêts primaires d’arrayanes et leur remplacement par des eucalyptus destinés à la pâte à papier.

Après la frontière, on croise pendant pas mal de km, en plus des traditionnels panneaux indiquant que les îles Malouines sont Argentines, des inscriptions « Fuera Botnia, sí a la vida ». L’air est assez étouffant et poussiéreux, et on a droit à nos traditionnelles gouttes de pluie frontalières pendant quelques minutes.

nos voisins du matin

nos voisins du matin

15 reflexions sur “Du 24 au 31 octobre : De Chuy à Fray Bentos (800 km – 5020 km parcourus)

  1. BUZENOT Sonrisa

    Petite famille de capybaras bien tranquille, végétation tropicale au top, la main qui sort du sable, j’adore… Bon, le temps n’est pas toujours au rdv mais bon, on ne peut pas tout avoir. Bises. Sabrina et la compagnie créole provençale. Vous auriez dû la balancer (la cassette) au pied d’une des tours Trump, pour qui il se prend celui-là. Franchement dans quel monde vit on? Je suis encore sous le choc. Que va t’il faire réellement? L’angoisse est totale. ¡¡¡A TEMBLAR!!!

  2. Mamouna

    c’est pas moi qui ai choisi, mais ça vaut bien les pissenlits sur fond de tapisserie vintage, mais bon on s’égare du sujet là

  3. Ememe Ka

    Vous voulez qu’on vous ramène une paire de petites échasses pour que les petits puissent enfin se faire passer pour des grands et monter en haut des phares ? Sinon vous pouvez venir au Cap Ferret, ils ne font ps autant de chichis par ici

  4. Ememe Ka

    La cassette des WC… Non mais mes petits baroudeurs, il faut évoluer là ! On est passé au numérique… N’empêche, quelle drôle d’idée de se filmer sur les toilettes, enfin chacun son trip hein !

      1. Papouto

        Enfin on se soucie de ceux qui n’ont pas whatsapp, comme moi! je veux bien recevoir un extrait de cette cassette, oui? Surtout si c’est rigolo comme dit Pauline. Ha, les joies des caméras cachées!

  5. Mariana

    C’est super votre long voyage !! Et je me sens plus proche de chez moi en vous lisant ! Merci pour partager tout ça avec nous ! Bisous

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