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Du 25 mars au 3 avril: de Calama à Arica (811 km – 20 070 km parcourus) – Les virevoltants
Les virevoltants

Du 25 mars au 3 avril: de Calama à Arica (811 km – 20 070 km parcourus)

Samedi 25 mars. Heureusement qu’on est à côté de l’aéroport, on arrive bien à l’heure pour le départ de Lucie et Alex. On va ensuite à Calama pour trouver de l’eau (les réservoirs sont totalement vides) et de l’huile de moteur. On ne trouve ni l’un, ni l’autre, alors on roule dans le désert, franchement hostile dans ce coin : des mines, des camions, des pylônes électriques, des carcasses de voitures, des cimetières d’anciennes exploitations de salpêtre…. On s’arrête dans un village qui a des arbres aux feuilles toutes fines, et des épines. C’est une oasis dans une vallée, mais le cours d’eau qui traverse est salé. On se gare sur la petite place déserte devant les jeux pour enfants. Mission eau : les maisons ont des réservoirs sur les toits. Un monsieur nous conseille d’aller voir le capitaine des pompiers qui habite à côté. Ce dernier nous explique que le réseau d’eau fonctionne une heure par jour, lorsque le camion d’eau vient livrer la citerne au-dessus du village. Le réservoir du toit de la « caserne » a de l’eau, alors ils nous permettent de remplir un peu plus de 20 litres. Ouf, on va pouvoir au moins se laver les mains et faire la vaisselle ! Hervé est un vrai expert pour faire la vaisselle avec 2 litres d’eau. Les garçons jouent aux jeux et font du vélo sur une antiquité rose déglinguée prêtée par le pompier. Il n’y a personne à part des chiens et un âne. Il fait très chaud. La journée se passe doucement, on en profite pour réinstaller notre CC en mode 4 personnes.

pas âme qui vive, pas ‘eau, mais des jeux!

tiens, si on bricolait un peu, histoire de voir pourquoi le clignotant fonctionne une fois sur trois?

Dimanche 26 mars. Ce matin, Aloïs se lève le premier et prépare la table du petit-déjeuner tout seul ! Puis on roule encore dans le désert. On traverse une petite ville qui a une station Copec toute neuve, avec de l’eau ! On peut donc faire le plein d’eau et de carburant (les stations sont très rares sur cette portion de panaméricaine), ouf ! Puis on bifurque vers l’ouest et on arrive à Humberstone, une ancienne exploitation de salpêtre (ou nitrate), qui a fermé en 1960 et est maintenant une ville-fantôme-musée. L’industrie de cet engrais naturel a fonctionné de 1872 à 1960, avec un âge d’or de la fin des années 1930 au milieu des années 1950. Puis la mise au point d’engrais de synthèse a marqué la fin des exploitations et provoqué l’exode des ouvriers et leurs familles. On visite donc le village avec les petites maisons des ouvriers. Elles sont transformées en musée et regroupent des jouets d’enfants, des outils, des ustensiles de cuisine, etc… Certaines sont meublées comme à l’époque. Au fond, il y a le secteur industriel de l’extraction et la transformation du nitrate, la maison de l’intendant.

la rue principale de Humberstone

rayons jouets

la station des PTT

l’atelier qui passionne Hervé

non, il n’y a rien pour réparer le CC, Hervé! …

… dans cette jeep non-plus!

couloir- balcon du réfectoire

la sieste sous les wagons est fortement déconseillée

Au centre, l’école, l’hôpital, le théâtre au plafond art-nouveau, un joli hôtel et sa piscine fabriquée en acier récupérée d’un ancien navire, le marché, l’église… ; une ligne de chemin de fer traversait le village et reliait les ateliers à la ville d’Iquique sur la côte.

enfin à l’école!

« on court au fond de l’eau! »

du haut des gradins…

… on assiste au concours de plongeons

la danse des particules de lumières

une petite page de pub d’époque

On passe plus de 2h30 à parcourir l’endroit, c’est très intéressant malgré la chaleur, le vent et la poussière. La nuit, les chiens du gardien du parking nous font bien savoir qu’ils sont là !

Lundi 27 mars. Ce matin, direction Iquique, énorme ville et sa zone franche calées entre une immense dune et l’océan. On a besoin de se poser un peu, de trouver une lavanderia, faire un gros ménage et des réparations avant le passage au Pérou. On va donc dans un camping au sud de la ville. Les abords sont glauques et sales, il y a beaucoup de maisons en ruines et des déchets partout, dans un environnement extrêmement aride. Mais le camping a une super piscine, des jeux pour enfants, une vue sur l’océan (derrière un grillage car juste derrière, c’est la falaise), et du wifi. Bref, tout ce qu’il faut ! On se connecte à internet après 9 jours sans wifi, record battu !

Mardi 28 mars. Journée appels, ménage, lessive, piscine, bricolage, etc… On se renseigne sur l’état des routes au Pérou car des grosses intempéries dues à El Niño ont causé des gros dégâts, surtout au nord. Les grosses pluies ne sont pas finies mais le sud a été épargné. Hervé démonte le moteur des essuie-glaces car il a changé six fois le fusible dernièrement et ça grille à chaque fois. En le démontant, le moteur a l’air cassé… Si ici ça fait bien longtemps qu’on n’en a pas eu besoin, ça risque d’être problématique pour le Pérou !

Mercredi 29 mars. Encore un journée tâches diverse, dont le lavage du CC qui en a bien besoin après tout ce désert !

le CC en tenue de camouflage pour le désert

On reçoit un message de Daniel, Karen, Noé et Paul qui vont nous rejoindre, chouette ! Les garçons ne tiennent plus en place… On décide donc de rester un peu plus ici et on profite du joli coucher de soleil sur l’océan.

Jeudi 30 mars. On part pour Iquique avec pour mission de trouver un moteur d’essuie-glaces. C’est pas gagné vu qu’ici, ce n’est pas précisément la pièce la plus importante d’une voiture. On va dans un quartier plein de magasins de pièces de réparations, mais après 3 endroits sans succès, on va vers la zone franche. Il y a plusieurs rues de pièces automobiles. Hervé ne pouvant pas se garer (c’est un bazar monstre), je me promène avec le moteur dans la main, de hangar glauque en hangar glauque (les mecs n’ont rien mais m’envoient toujours chez le suivant), pendant un bon moment. Il y a surtout des chinois qui gèrent des stocks de voitures asiatiques, rien pour nous. Bon, on sort de la zone et on va à 18km de là, au garage Iveco. Là, ils disent qu’ils n’ont pas ce modèle et qu’il faut 1 mois pour le commander. On en a marre, il fait chaud, la zone est moche, les garçons ont été super patients toute la matinée mais commencent à saturer. On fait des courses, on mange des sandwiches sur le parking du supermarché, on passe récupérer du linge à la laverie et on rentre au camping. Les garçons passent l’après-midi à sauter dans l’eau, et alors qu’ils sont déjà bien frigorifiés (le vent est frais au bord de la mer), le CC tant attendu des amis français arrive ! En moins de 10 min, on a donc 4 marsouins dans la piscine. Ils ressortent bien bleus au bout d’un moment et vont se réchauffer aux jeux.

Aloïs s’entraîne pour les J.O.

Puis on fait une soirée dessins-animés/apéro dans un CC, et apéro/tchatche dans l’autre, au choix. Oui, ça fraîchit bien la nuit, alors on reste au chaud.

Vendredi 31 mars. Encore une journée bien tranquille. La famille de Karen venant leur rendre visite bientôt au Pérou, on commande un moteur d’essuie-glaces que ses parents vont nous apporter. Le CC commence à être bien au point pour partir vers le Pérou : propre dehors, propre dedans, il faut juste trouver une petite vis pour refixer le support de la led qui a fondu dans le plafonnier… On lave même les rideaux marrons blancs (merci Daniel !) On profite encore de la piscine, les garçons sont tous beaux tous bronzés. Dernière soirée sympa, jusqu’à ce que Paul dégringole du haut du lit superposé de son frère, en plein sur le nez et la lèvre, et c’est assez impressionnant. Arnica, poche à glace, et tout le monde au lit !

Samedi 1er avril. Dernier petit déjeuner commun. Paul s’en sort avec un gros hématome mais il ne se plaint pas. C’est du costaud, ces enfants ! On regarde un groupe d’une quinzaine de personne s’activer pour sortir une grosse BMW qui s’est ensablée sur la plage en contre-bas hier soir. Ils apportent des grandes tôles. Les gens poussent, creusent, regardent, tirent la voiture… et s’en vont en laissant tout ce qu’ils ont apportés sur la plage!!! Et ce n’est malheureusement pas un poisson d’avril…

ensablée

Nos garçons sont de bien mauvaise humeur car on doit partir, mais on va se revoir à Arequipa dans moins de 3 semaines. Il est 13h30 lorsqu’on fait le plein d’eau et qu’on part, 15h, lorsqu’on s’arrête manger à une Copec…

Allez, vous reprendrez bien un peu de bitume?

La route grimpe en plusieurs montées de 20km puis redescend dans des canyons. On aperçoit des géoglyphes à flanc de collines (personnages, animaux). On arrive près de Arica au soleil couchant. On veut d’abord aller à San Miguel de Azapa, pour le musée archéologique et ses momies chincheras, mais 1,2 km avant l’arrivée, la route est coupée par un passage à gué plein de courant ! l’eau est anormalement haute, tout le monde s’arrête de part et d’autre. Un type jauge le passage en traversant à pied : grosses pierres et sol argileux. Bon… On voit un petit camion traverser en tanguant : c’est pas praticable pour nous ! On fait demi-tour comme deux autres voitures de notre côté.

On se dirige donc vers la ville et on se gare près d’une petite plage au sud. Il y a 2 combis VW dont un avec un couple franco-argentin et leur petit garçon.

Dimanche 2 avril. Journée tranquille. Il y a des super jeux pour enfants et des instruments de musiques installés en bord de plage, et la plage est sympa, dans une anse qui protège des grosses vagues. Les garçons offrent un livre en français au petit Eliott du VW. Youenn, son papa, offre des cartes postales à Marius et Aloïs. Deuxième nuit calme au bord de la playa Lisera.

Lundi 3 avril. Dernier jour au Chili ! Ce matin, on range tout pour aller visiter Arica, à quelques km au nord. Mais il est impossible de se garer en ville, les quelques parkings sont saturés, et les parkings privés ont des toits trop bas pour le CC. Après avoir tournicoté un moment, on revient sur nos pas et on se gare en face du port de plaisance, et on va au centre à pied. On visite l’église originale construite par Eiffel, au-dessus d’une jolie place plantée d’imposants bougainvilliers, on parcourt la rue piétonne très animée et on mange dans un resto au calme.

Eglise de Eiffel

On voulait visiter un autre musée de momies, mais c’est fermé le lundi. On roule ensuite au nord de la ville et on trouve un bivouac près d’une grande plage sauvage. On est bercés par le bruit des vagues et des quelques voitures qui passent de temps à autre.

Hasta luego, Chile!

Une réflexion au sujet de “Du 25 mars au 3 avril: de Calama à Arica (811 km – 20 070 km parcourus)

  1. Rodrigue Tchakoute

    D’après toutes ces photos et le joli reportage qui les accompagnent, c’est très agréable et surtout ça donne envie d’y être

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