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Du 28 février au 10 mars : de Temuco à Santiago (1297 km – 16 769 km parcourus) – Les virevoltants
Les virevoltants

Du 28 février au 10 mars : de Temuco à Santiago (1297 km – 16 769 km parcourus)

Mardi 28 février : Réveil très matinal peu apprécié par les garçons : l’atelier embauche à 8h et on s’en va parce que les bruits des coups de masse sur le fer chaud, c’est pas supportable pour nos petites oreilles. Il fait tout gris… On prend le petit bus bringuebalant n°1 jusqu’au centre commercial. Il y a de quoi prendre un petit-déjeuner, et le wifi est ouvert. Puis on déambule un moment. En fin de matinée, on va au musée de l’Araucanie, qui a une salle sur le tissage mapuche, et le sous-sol est dédié à l’histoire de la région, les premiers indiens, la colonisation, l’arrivée des colons européens pour peupler le Chili et déplacer les mapuches, etc… L’après-midi, il pleut. On reprend un bus qui nous laisse dans la zone, on doit finir le trajet sous la pluie battante. A l’atelier, le « maestro » est en train de réinstaller les lames et de vérifier l’avant. Le CC est bien réhaussé ! Le temps de quitter la ville sous le déluge, de changer les fusibles des essuie-glaces, on roule un moment et on échoue dans une nouvelle Copec, juste après Los Angeles.

Mercredi 1er mars. Il a plu toute la nuit, et ça continue. On passe en vitesse devant la cascade du salto de Laja et ses petites boutiques de chinoiseries le long de la route, puis, après Chillan, on quitte la ruta 5 en direction de la côte : on veut voir le Pacifique ! On traverse des étendues agricoles et des forêts qui ont souffert des terribles incendies le mois dernier. Avant d’arriver sur le littoral, la pluie s’arrête et le ciel se dégage. On arrive au village très tranquille de Cobquecura. On va se garer devant la loberia, des gros îlots rocheux plein de lions de mer. Et 2500 lions de mer qui beuglent en mâchonnant du poisson, ça fait beaucoup de bruit et ça sent très mauvais !

la loberia et ses centaines de lions de mer

Les garçons reviennent de la plage avec un long fil noir et épais : un morceau d’algue un peu élastique. Puis on part un peu plus loin, à l’église de pierre. Ce sont des énormes rochers couverts de végétation et qui renferment des hautes grottes, près de l’eau. Ces grottes étaient sacrées pour les mapuches, et maintenant, il y a des petites statues de la vierge à l’entrée de l’une d’elles. En tous cas, la lumière contrastante à l’intérieur est très belle.

Iglesia de Piedra

Les garçons jouent un moment sur l’immense plage de sable noir, à bonne distance des grosses vagues….

… et hop!

Alors qu’on est en train de finir de diner, on voit un couple plier des algues longues et en manger des morceaux. Je leur demande ce que c’est du cochayuyo, plein d’iode, de fer et des tas d’autres minéraux. Peu après, la dame me donne un sac avec de la coriandre, des tomates, des oignons, puis ils nous font goûter du vin local et préparent du « ponchomelon », du vin blanc dans un melon creusé. Ensuite, ils nous donnent un autre énorme melon en voyant que les garçons aiment ça. C’est fou tout ce qu’ils sortent du coffre de leur voiture ! On va se coucher bien tard et bien au calme.

cochayuyo

oui oui c’est bien un melon

Jeudi 2 mars. Ce matin, le temps est superbe et les vagues sont énormes. On le regarde un moment du haut de la plage, puis on va se promener derrière les « iglesias » et je grimpe même au sommet. La végétation y est basse mais très touffue et tropicale.

là, ils sont à plusieurs mètres au-dessus du niveau où arrive la mer…

le haut des iglesias

un CC tout petit!

Après le repas, les garçons jouent encore un moment dans le sable noir (à chaque fois qu’ils rentre dans le CC, on en a des kg) puis on revient au village en repassant devant « l’endroit qui pue » (La loberia définie par Aloïs). On fait le plein puis on prend la route qui longe la belle côte. Les chariots tirés par des bœufs ou des chevaux côtoient les Toyota 4×4 sur la route. On arrive en fin de journée à Constitucion, ville peu amène mais qui a un très grand parking devant la plage, et un superbe coucher de soleil.

Vendredi 3 mars. On prend la route rapidement, et dès la sortie de la ville, on se retrouve dans les zones brûlées… On traverse des villages calcinés, où les emplacements des maisons sont marqués par des drapeaux chiliens et quelques structures métalliques encore debout. Les habitants sont sous des tentes, en plein soleil, ou des cabanes en préfabriqué en bois. Pendant plus de 50 km, on roule dans le paysage désolé, brûlé ou roussi. Parfois, une vallée au fond humide est un peu vert, mais les collines sont toutes brûlées. Puis tout reverdit, on arrive dans la région viticole de la vallée de Colchagua. On s’arrête au domaine de Viu Manent, exploité depuis 3 générations par la même famille. Certaines vignes ont plus de 120 ans. Il est trop tard pour la visite aujourd’hui, mais on réserve pour le lendemain, et on a la possibilité de passe la nuit sur le parking près des vignes. La cour du bâtiment principal a une fontaine et de beaux arbres. Et il y a des jeux au milieu des vignes, juste devant le club équestre qui est tenu par une famille qui a vécu 4 ans en Belgique et parle français.

des jeux au milieu des vignes

Après avoir goûté un bon rosé, Raoxanna, du club équestre, présente les chevaux aux garçons. Il y a des chevaux chiliens, pas très haut, et d’autres plus grand, dont un qui a été 4 fois champion du Chili en saut avec différents membres de la famille. Le soir, on va dîner au joli resto du domaine. Tout est bien léché et très agréable ! Les garçons racontent notre vie à un couple et jouent avec un garçon un peu plus âgé, Martin.

Samedi 4 mars. A 10h15, nous sommes prêts pour la visite du domaine. Après une explication sur l’origine (catalane) de la famille Viu Manent et sur l’histoire du domaine, nous partons en charrette à cheval (les garçons montent à côté du cocher) à travers les vignes, jusqu’aux cuves.

On goûte le jus de raison pressé 2 jours à avant, bien sucré, puis on visite l’installation, et on rentre en charrette au bâtiment principal « la llaveria », pour la dégustation. On est installé dans une très belle salle, devant 5 verres : un blanc et quatre rouges, du plus léger au plus fort. Il n’est même pas midi, alors on ne finit pas tous les verres, même si ce n’est pas poli !

on reste concentrés pour goûter le jus de raisin

on passe aux choses sérieuses!

En sortant, Marius et Aloïs retrouvent leur ami Martin et le couple d’hier soir. C’est là qu’on réalise que Martin est le petit dernier de la 4ème génération des Viu, et que la dame du couple est sa tante Lorena, sœur de José Miguel, qui est à la tête du domaine. Lorena nous dit que des journalistes sont là pour filmer une équipe de volontaires qui vont participer à la vendange, et nous propose d’y aller aussi. Marius et Aloïs restent jouer avec Martin pendant qu’on e retrouve affublés d’un tablier, une casquette, des gants et un sécateur ! et hop, tous dans la charrette, direction les vignes de Cabernet-Sauvignon ! On a de l’eau, de la crème solaire et du répulsif anti-insecte à disposition. On s’attaque à une rangée, sous l’œil de la caméra des journalistes. C’est assez surréaliste…

une vocation est née…

Au bout d’un peu plus de 30 min, on a récolté 3 grosses caisses de raisin, Hervé veut devenir vigneron, moi j’ai très chaud, et on retourne retrouver nos enfants. Ils sont tranquillement en train de jouer aux pokémon sur le téléphone portable de gens qu’on ne connait même pas ! Lorena, son mari Angel et José-Miguel nous convient à boire du rosé et du blanc avec eux à l’ombre des grands arbres. On ne peut pas refuser ! Et j’avoue, c’est plutôt agréable. Ils sont intéressés par notre voyage, et nous demandent aussi comment ils peuvent améliorer l’accueil de voyageurs au long cours qui passent par chez eux. Puis on mange rapidement car on doit ensuite aller faire du cheval avec Rodrigo et Roxana du club équestre. Juste avant, une journaliste m’interview. Très réussi : en plein soleil, donc le visage cramoisi et luisant, les yeux plissés, et après la dégustation et les verres de ce midi ! Martin décide de venir faire du cheval avec nous. Aloïs grimpe sur le dos de la grande Alexia, Marius sur Regalito, Hervé sur Regalo (avec pour mission de rester au milieu du chemin parce que son cheval a tendance à vouloir manger tout ce qui lui passe sous les naseaux), et moi j’ai Princesa (évidemment !).

Aloïs sur la grande Alexia

Les chevaux sont très très placides, ils sont habitués à se promener avec des enfants et des handicapés. Rodrigo, sur le beau Caramelo, tient au début les chevaux de Marius et Aloïs, puis il lâche rapidement Aloïs qui part devant, avec Martin, très à l’aise. Regalo et Hervé sont à la traine et le Regalo n’a pas du tout l’air de vouloir presser le pas. Puis Marius veut aussi mener tout seul son cheval, alors qu’il n’était pas rassuré au début. Il s’en sort bien, mais en tournant à travers les vignes, son cheval trébuche dans des fils de fer qui trainaient par terre, et Marius dégringole par terre ! Moment de flip général, mais Marius a eu le réflexe de se relever très vite et de s’écarter du cheval qui, lui est resté calme, sur place. Rodrigo arrive très vite : Marius ne s’est pas fait mal et remonte sur le cheval, et cette fois, c’est Hervé qui est chargé de le tenir par la bride, en plus de mener son Regalo pas pressé. Marius nous dit que Yakari aussi est parfois tombé de cheval, donc tout va bien.

à droite, ce sont des kiwis

Puis on rentre, on dit au-revoir à tout le monde et on lève le camp. Il fait 36°c dans le CC ! On roule jusqu’à la côte et on se gare à un mirador, sur les hauteurs de Matanza : la vue est imprenable. Le temps fraîchit vite avec la brise, dès que le soleil disparaît derrière l’horizon du Pacifique, ça fait du bien !

« Valparaiso está muy cerca de Santiago. Los separan tan sólo las hirsutas montañas en cuyas cimas se levantan, como obeliscos, grandes cactus hostiles y floridos. Sin embargo, algo infinitamente indefinible distancia a Valparaíso de Santiago. Santiago es una ciudad prisionera, cercada por sus muros de nieve. Valparaíso, en cambio, abre sus puertas al infinito mar, a los gritos de las calles, a los ojos de los niños. » Confieso que he vivido. Pabo Neruda

 

« Valparaiso est tout près de Santiago. Les deux villes ne sont séparées que par les montagnes hirsutes sur les cimes desquelles se dressent, tels des obélisques, de grands cactus hostiles et fleuris. Pourtant, une chose absolument indéfinissable sépare Valparaiso de Santiago. Santiago est une ville prisonnière, encerclée par ses murs de neige. Valparaiso, en revanche, ouvre ses portes à la mer sans fin, aux cris de la rue, aux yeux des enfants. » J’avoue que j’ai vécu. Pablo Neruda

Dimanche 5 mars : Une voiture de jeunes avec la musique à fond est venue se garer près de nous dans la nuit, mais ils ne sont pas restés longtemps. On se lève tôt et on roule jusqu’à un village pour prendre le petit-déjeuner près de jeux. Puis on continue la route vers Valparaiso, ou Valpo por les intimes. Bientôt, on voit apparaitre la grande ville et ses 43 « cerros » (collines) autour de la baie. On dépasse la ville jusqu’à sa voisine Viña del Mar, plus calme, plus petite et plus sûre pour y garer un CC. On va vers le bivouac repéré du sporting club, mais le nouveau chef ne veut plus de camping car sur son parking. On repart donc. Sur la costanera, c’est bondé. On tourne un peu, et on repère, dans une rue, une lavanderia (fermée parce que c’est dimanche). Dans la même rue, quelques mètres plus loin on trouve une place. Ça a l’air tranquille. On mange assez tard, et j’entends une famille en vélo qui se demande d’où on vient. Lorsque la famille repasse un peu après, j’ouvre la fenêtre pour leur expliquer. Il y a les parents et deux garçons : Joaquín et Diego. On discute un moment, Diego prête son vélo aux garçons trop contents de l’enfourcher, même s’il est un peu petit. On montre le CC, etc… Les parents finissent par nous inviter chez eux pour l’après-midi On range un peu, on va acheter un gâteau à la belle boulangerie du coin et on les rejoins dans leur jolie maison. Les garçons jouent, et nous, on prend le goûter dans le jardin. Christel et Carlos sont vraiment très gentils et accueillants, ils font attention de parler lentement pour qu’Hervé les comprennent (ceux qui ont déjà parlé avec des chiliens apprécieront cette délicate attention !). On passe une belle après-midi au calme, tout à fait inopinée !

Lundi 6 mars. Après avoir déposé notre linge à la lavanderia (on a guetté l’ouverture), on marche jusqu’au métro (merci les VW pour le pass !) et en quelques stations qui longent la mer (ça c’est joli !) on arrive au puerto de Valparaiso. Lorsqu’on sort dans la rue, c’est l’effervescence, du bruit, l’odeur de la ville, on en est tout étourdi. On est dans El Plan, la partie basse et plane de la ville. Autour s’agencent les 43 collines, très pentues. On cherche le funiculaire El Peral, bien caché : il faut entrer dans une maison et passer un couloir pour y arriver ! Il grimpe très très raide et nous dépose en haut du Cerro Alegre, coloré et touristique. Il y a des peintures murales diverses partout. On se promène dans les ruelles, on grimpe et on descend des escaliers, on tournicote… un vrai défi pour les cartographes, d’ailleurs, on ne comprend rien au plan de l’office du tourisme. En tous cas, il n’y a pas beaucoup de touristes et c’est bien tranquille.

dans le funiculaire!

c’est un peu raide…

quartier en trois dimensions

une maison bleue accrochée à la colline

toboggan intégré

Lorsqu’on est fatigués d’arpenter les cerros Alegre et Concepcion, on s’arrête dans un joli resto aux murs peints de fresques sur Valpo et on mange de la très bonne reineta (c’est un poisson, pas une grenouille). Puis on continue notre visite et on trouve un toboggan bien raide qui descend vers une petite place d’où on prend un autre funiculaire qui dévale la pente recouverte de cactus et plantes grimpantes. On débouche sur l’Avenida Elias et nous revoici sur El Plan.

travaux pratiques pour cartographes… (et vu sur le cimetière des Dissidentes au fond à gauche)

vue sur le port

la sieste des chiens

un passage secret qui débouche tout en bas derrière

indiens du Chili: à l’avant, les mapuches; à l’arrière, les atacameños

Valparaiso dans Valparaiso

un toboggan pour accéder au niveau inférieur

On cherche un autre funiculaire pour nous hisser au Cerro Bellavista, mais il est en travaux… Comme on est déjà bien fatigués, on retraverse El Plan à l’heure de la sortie des classes : les uniformes des écoliers n’ont pas un seul faux pli en ce jour de rentrée scolaire. On reprend le métro, on rentre au CC en regardant tous les jongleurs qui s’exécutent aux feux rouges, puis on ressort manger une glace chez le glacier français au coin de la rue. Au retour, on trouve deux dessins de Diego et Joaquín glissés dans notre porte ! Dans la soirée, des carabineros viennent nous voir car des voisins se demandent ce que fait ce CC apparemment vide (on a laissé fermé tout le côté qui donne sur la route). Les policiers sont très aimables et nous confirment qu’il n’y a aucune contre-indication à rester ici.

Mardi 7 mars. Matinée intendance : on part en direction de Con-Con (oui, ça fait beaucoup rigoler Marius et Aloïs, que ce soit prononcé en français ou en espagnol) pour remplir les bouteilles de gaz. Puis on fait des courses et on va entre Valpo et Viña pour demander à un garage de changer les plaquettes de frein et vérifier d’où vient le grincement persistant qu’on entend depuis le parc Conguilio. On est trop haut pour leur hangar et ils ont visiblement pas envie de travailler. On retourne à Viña, on retrouve une place pas trop loin de l’ancienne. Il est 15h passées lorsque Hervé et Marius reviennent avec des pizzas pour le repas. Il fait très chaud. Je sors faire quelques courses avec Aloïs, puis vient l’heure où on peut récupérer notre linge et quitter le coin en direction de Santiago. Après une Copec sans eau, on s’arrête à une aire de repos pour camions. Il y a de l’eau, des toilettes et des douches gratuites. Les douches des femmes sont évidemment moins fréquentées et très propres, je profite d’y aller avec les garçons pendant que Hervé entreprend de changer les plaquettes de freins avant, une grande première pour lui. Il gère tout à la lumière descendante et sous l’œil attentif des chiens.

au travail…

En arrivant sur le parking, la pédale des freins s’est enfoncée sans freiner, ce qui nous inquiète, vu que ça n’a rien à voir avec les plaquettes. Un camionneur est venu voir, et nous dit que c’est sûrement qu’il faut changer les joints du servofrein. Il nous dit de revenir sur nos pas jusqu’à Placilla demain. Pour le moment, on va se coucher, c’est bien calme malgré les camions.

Mercredi 8 mars. On part à 9h vers Placilla. On tourne pendant 3h dans cette zone plein de garages improvisés, on se fait balader partout sans trouver une seule personne qui soit fichue de regarder nos freins… On est déjà épuisés quand on décide d’aller vers Santiago ! La route se passe bien, on s’arrête à une station-service pour regarder sur internet où se trouve le garage iveco de Santiago. On le repère et un couple de finlandais en Iveco vient nous voir, ils sont justement passés au garage récemment. On file donc vers la banlieue bien moche et on arrive au grand Sigdotek, l’enseigne qui gère iveco au Chili. Manuel Ramirez, le chef de service, vient nous voir il dit qu’il a énormément de travail (il a d’ailleurs l’air pas loin du burn out) et qu’il pourra regarder demain, quand il aura terminé avec l’autre CC français qui est dans l’atelier. C’est celui de Bertrand, Guénaëlle, Gaétan et Théotime qu’on avait rencontrés au Bosque Encantado ! Ils attendent dans le salon et sont donc tout étonnés de nous voir. Nos garçons sont bien contents de retrouver les grands, surtout qu’ils ont leurs tablettes avec des dessins animés. On passe l’après-midi avec eux, puis, une fois qu’ils sont repartis, on va dans notre CC en plein soleil sur le parking, entre des tracteurs flambant neufs et l’autoroute…

Jeudi 9 mars. Ce matin, on réveille les garçons tôt parce que Manuel Ramirez nous a dit qu’ils allaient commencer à 9h et venir chercher le CC avant. Le grand chef dans les bureaux me propose d enous installer dans une salle de réunion près de son bureau. Hervé attend dehors… Attend encore… Je commence à perdre patience… Pour passer le temps, on fait de l’école, des dessins, des jeux, du blog… On s’énerve un peu : l’équipe nous a oublié, et Manuel Ramirez était en réunion ! C’est à 13h passées que le CC est conduit à l’atelier… Entre temps, Marius et Aloïs sont devenus copains avec la secrétaire qui leur imprime des tas de feuilles avec des labyrinthes (elle a l’air d’avoir une passion pour ça). On mange un pic-nic dehors sur un banc et la secrétaire nous apporte du jus et des biscuits. En fin d’après midi, Manuel Ramirez vient nous expliquer qu’il manque une plaquette à l’arrière, que les autres sont bien usées et les disques arrières aussi. Quant au servofrein et sa pompe, comme chez Iveco ils ne réparent pas mais remplacent, ils préconisent de la changer car les joints sont « peut-être usés ». Bref, il y a encore au moins une demi journée de boulot, s’ils trouvent les pièces… Je suis enchantée : on voulait visiter Santiago et voir mon ami Amalric avant de récupérer Tata Lucie et Alex et d’aller vers le nord… Bref, nouvelle nuit sympa dans le garage en perspective !

Vendredi 10 mars. Réveil encore plus matinal car on nous a dit que le CC devait être prêt à 8h-8h30. Les garçons sont encore tout endormis lorsqu’on revient dans nos quartiers. Je les fais petit-déjeuner, le monsieur au chariot leur donne des gâteaux. 9h30 : Hervé va secouer les mécanos pour qu’ils se bougent et viennent chercher le CC ! Les garçons ne tiennent plus en place en ce 2eme jour, ils vont jouer un peu dehors et font des glissades dans le hall d’entrée. Ils se passionnent aussi pour la fontaine à eau qui a un robinet chaud et un froid.

bénis soient les dessins animés…

… et les livres sur les camions!

A midi, le grand chef va voir les mécanos pour savoir quel est notre problème et pourquoi ça n’avance pas. Il doit avoir un peu pitié de nous et nous donne un ticket à son nom pour qu’on aille tous manger à la cantine du personnel à ses frais! Un repas plus tard, encore un peu d’attente, et Manuel Ramirez nous fait passer à la caisse. Hervé va tester les freins dans le coin avec un mécanicien. Finalement, ils ont aussi arrangé quelque chose sur le frein à main, mais pas le servofrein parce qu’ils n’en n’ont pas trouvé un compatible. Ils nous conseillent de faire changer « la gomitas de la bomba de freno » (même conseil que le camionneur de l’autre soir, donc) quand on trouvera un garage qui fait ça. En tous ca,s on a bien fait de venir, au moins pour les freins arrières !

Il est 17h lorsqu’on quitte enfin le garage, les garçons coiffés de casquettes iveco. Direction Santiago par les grandes avenues, un long tunnel, et nous voici dans le quartier résidentiel boisé de Providencia. On se gare sur une tout petite place et on va chez Amalric. On prend l’apéro dans son petit patio très mignon et bien agréable. Les garçons récoltent (et mangent) toutes ses tomates cerises. Puis un taxi vient chercher Amalric qui part à l’aéroport et nous, on va manger dans un resto français. Wouah, une salade au chèvre frais !! Retour dans la nuit, plutôt calme par ici.

étranges potions et « plans » des garçons pour conjurer des mystérieux sortilèges

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