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du 12 au 16 septembre: Colonia del Sacramento, Uruguay – Les virevoltants
Les virevoltants

du 12 au 16 septembre: Colonia del Sacramento, Uruguay

Avant toute chose, après divers commentaires sur l’aspect des maras, je me dois de vous présenter une autre photo pour que vous puissiez confirmer ou infirmer les ressemblances de l’étrange animal (bon, ce n’est pas beaucoup plus déterminant, j’avoue)

qu'est-ce qu'elle a ma g....?

qu’est-ce qu’elle a ma g….?

Lundi 12 septembre : Nous voici donc à bord d‘un ferry reliant Buenos Aires et Colonia del Sacramento, séparées par le rio de la Plata qui fait environs 52 km de large à cet endroit. Pour ce faire, on a dû procéder à l’embarquement, comme dans un aéroport. On avait pris soin de terminer tous nos aliments frais car il parait qu’on ne peut pas traverser la frontière avec mais nous n’avons pas eu de contrôle sanitaire. Au terminal des ferrys, nous sommes d’abord passé par les guichets des douanes Argentine, pour procéder à la sortie du pays, puis, quelques mètres plus loin, c’est le guichet Uruguayen, pour l’entrée en Uruguay, où la dame n’avait visiblement pas envie de venir travailler ce matin. Peut-être même que ses chaussures avaient pris l’eau, ce qui expliquerait son amabilité… Bref, la traversée s’est effectuée au chaud, et du fleuve, on a pu voir du gris sur fond de ciel gris avec de la pluie grise. La sortie du petit port a été plus épique, surtout la partie où il a fallu trainer sacs, valises et enfants dans les grosses flaques des trottoirs défoncés ou en terre battue (très ramollie, du coup). Notre nouvel appartement n’est heureusement pas trop loin, et il est super mignon, avec une terrasse derrière qui a une belle vue sur le rio. Enfin, on suppose, parce que là, pas question de mettre le nez dehors. C’est d’ailleurs ce que décrètent unilatéralement les enfants qui refusent tout net de ressortir pour aller faire quelques courses (il est 15h et nous n’avons pas mangé…). Hervé brave donc le déluge tout seul avec nos quelques pesos uruguayens hérités des VW. L’après-midi se passe entre rangement, tentative de séchage des affaires mouillées et dessins animés.

ça donne envie, hein?

ça donne envie, hein?

Mardi 13 septembre: ce matin, il ne pleut plus, mais le vent s’est levé et on entend le vacarme des vagues. Le rio est marron avec des crêtes d’écume blanches sur les vagues. On sort visiter un peu la petite ville, le parc de jeux, le port, la vieille ville (classée au Patrimoine de l’Unesco, ancienne ville coloniale portugaise), très mignonne avec ses vieux pavés irréguliers qui plaisent beaucoup à Marius, son phare blanc (les garçons sont hyper déçus de ne pas pouvoir y grimper, c’est interdit au moins de 8 ans), ses maisons anciennes, ses voitures presque aussi anciennes, ses petites places et son ancienne fortification. En tous cas, c’est très calme, les voitures s’arrêtent toujours pour nous laisser passer, ce qui contraste beaucoup avec Buenos Aires !

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les anciens pavés

les anciens pavés

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le phare adossé à l'ancien Convento San Francisco

le phare adossé à l’ancien Convento San Francisco

nos p'tits canons

nos p’tits canons

Calle de los suspiros - la ruelle emblématique de la ville

Calle de los suspiros – la ruelle emblématique de la ville

vieille maison au toit à 4 côtés, héritage portugais

vieille maison au toit à 4 côtés, héritage portugais

et on fait encore monter le niveau du rio...

et on fait encore monter le niveau du rio…

L’Uruguay doit être le pays où il y a la plus grande concentration de thermos par habitant, car tout le monde se promène avec un thermos d’eau chaude sous le bras et son maté à la main. Petite explication : le maté est la boisson nationale d’Argentine et d’Uruguay (originellement cultivée et consommée par les indiens guaranis). On remplit une petite calebasse séchée (parfois décorée ou recouverte de cuir) de yerba mate, une plante séchée et hachée en petits morceaux. On y plonge une bombilla (prononcez « bombicha »), un genre de paille en métal (les plus jolies sont en argent parfois ciselé) terminée par un filtre, également en métal. On verse de l’eau très chaude puis on aspire par la bombilla. C’est très amer et très tonique. Le maté a plein de vertus, et c’est notamment un excitant, entre le café et le thé. C’est assez drôle de voir que tout le monde boit du maté, à toute heure de la journée.

position de rigueur, chacun son attirail de maté

position de rigueur, chacun son attirail de maté

le récipient et sa bombilla

le récipient et sa bombilla

On mange dans un petit resto familial de la vieille ville, et la dame nous parle des attentats dès qu’elle apprend qu’on est français : elle nous demande si on a personnellement été touchés, et nous pose des questions car tout ça reste assez incompréhensible pour elle. Marius épate la galerie en demandant : « la cuenta, por favor, y un café para mi papá ! » (après une répétition assidue). Tous les deux connaissent quelques mots en espagnol et Marius nous en demande des nouveaux chaque jour. Ses « hola », « glacias » (oui, l’acquisition du r roulé n’est pas encore au point) et « adios » bien affirmés surprennent et font rire les gens. Aloïs est plus réservé pour le moment. L’après-midi, le vente se renforce encore, et le soir, la tempête est déclarée. On se dit qu’on est bien content d’être entre quatre murs ce soir…

Le lendemain, mercredi 14 septembre, le ciel est plus clair mais ça souffle toujours très fort. Il parait que la tempête, qui se déplace vers l’est, va se calmer dans l’après-midi. Tout le sud de l’Uruguay est en alerte depuis hier. Pourtant, ce n’est pas la météo qui nous préoccupe ce matin, mais les parotides de Hervé qui ont enflé depuis la veille. Il ressemble un peu à un hamster, et comme on n’a aucune idée de la cause, on part à la recherche d’un médecin. Mode opératoire :

1/ On va demander à la pharmacie où trouver un médecin. Elle nous dit qu’il n’y a pas de cabinet, il faut aller à un service d’urgences.

2/ On va au service d’urgences indiqué, mais ils nous disent qu’ils sont un établissement privé et qu’on doit aller à l’hôpital public.

3/ On va à l’hôpital, ou plutôt au dispensaire délabré (la salle d’attente me fait regretter celle de Montreuil – et c’est pas peu dire !). Après des démarches administratives, un forfait de 45 euros à payer et une looongue attente (en se demandant quelle maladie on va choper ici, et en surveillant l’araignée qui fait du yoyo au-dessus de la tête de Hervé), un médecin voit Hervé et lui annonce qu’en l’absence d’autres symptômes, il faut juste attendre… Ah, tout le monde se sent mieux ! L’après-midi, on va visiter l’aquarium local (faute du musée des pirates et des naufrages qui a définitivement fermé), et comme il fait beau, on retourne se promener dans la vieille ville, on va prendre un chouette goûter dans un café et on rentre dans la jolie lumière du soir. De la terrasse, on voit la lune presque pleine.

devant l'aquarium

devant l’aquarium

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encore des vieilles voitures

encore des vieilles voitures

Iglesia Matriz, la première église du pays, construite en 1680 puis souvent reconstruite

Iglesia Matriz, la première église du pays, construite en 1680 puis souvent reconstruite

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une très vieille maison portugaise, des jeunes qui boivent du maté, et la lune

une très vieille maison portugaise, des jeunes qui boivent du maté, et la lune

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Puerta de Campo - pile: côté soleil

Puerta de Campo – pile: côté soleil

Puerta de Campo - face: côté lune

Puerta de Campo – face: côté lune

Dialogue entre les garçons dans leur lit :

Aloïs : – La lune, il n’y en a qu’une.

Marius : – Oui, alors il ne faut pas l’abimer. Sinon après c’est le jour, et toujours le jour, et après on est trop fatigué, et on doit se reposer sur le canapé.

Jeudi 15 septembre: ce matin, on est réveillés par les oiseaux qui s’époumonent et le soleil qui brille ! Il fait 6°C mais on s’en fiche, on petit-déjeune quand-même sur la terrasse, face au rio qui est presque bleu ce matin.

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Puis on décide d’aller faire un pique-nique sur une plage en dehors de la ville. On marche un bon moment le long du fleuve, la lumière est très belle, le ciel est clair mais les plages sont pleines de détritus charriés par les vagues de la tempête des jours précédents. En revanche, il y a plein de jolis oiseaux : des petits perroquets verts dans les palmiers, des oiseaux gris, noirs et blancs avec une houpette à l’arrière de la tête, des longues pattes et un cri de mouette (des vanneaux tero, un des emblèmes de l’Uruguay), des plus petits au ventre orange ou jaune et vert. On finit par s’arrêter sur une plage de sable un peu moins sale que les autres. Les garçons sont ravis, ils veulent creuser pour trouver « un trésor de pirates, ou des squelettes de dinosaures, ou alors d’humains »… mais se contente de dessiner avec des bâtons, puis de jeter des cailloux dans l’eau, et finissent par se retrouver avec de l’eau jusqu’aux chevilles, en basket, alors qu’il doit faire 14 degrés à l’ombre et à l’abri du vent. Ils sont sympas, ils ne bronchent pas malgré leurs pieds trempés pendant tout le trajet de retour !

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tero

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En fin d’après-midi, ils jouent sur une petite place de la vieille ville avec deux enfants anglophones, puis Marius jette un bâton sur un thermos posé sur un muret, et lorsqu’on l’accompagne pour qu’il s’excuse auprès du propriétaire, celui-ci, un habitant de la vieille ville de Conolina, commence à discuter avec nous. C’est parti pour une bonne heure d’explications diverses sur l’histoire de l’Uruguay, de Colonia, de Montevideo, le mouvement des Tupamaros, etc… Le monsieur est très enthousiaste et très content de pouvoir nous raconter tout ça. Lorsqu’il parle de Carlos Gardel, le célèbre auteur-compositeur et chanteur de tango, je lui demande s’il connait la théorie selon laquelle il serait né à Toulouse, mais il me répond « Gardel es Uruguayo. » C’est sans appel ! Hervé suit tant bien que mal toute la discussion en espagnol, tandis que les enfants ont été rejoints par Martina, la fille de 5 ans de notre interlocuteur. Marius s’est présenté d’un « me llamo Marius » prononcé « me chamo », avec la prononciation d’ici. Il y a donc 5 enfants de 3 langues différentes qui jouent ensemble, courent partout et se réfugient en hurlant dans un arbre dès qu’accoure le chien de Martina. Petit aparté sur la 2eme passion des Uruguayens après le maté : les chiens. Il y en a partout ! Dans la rue, des tas de chiens passent la journée à se promener ou à dormir. Ce ne sont pas des chiens errants, ils sont plutôt grands, beaux (oui oui c’est moi qui dis ça !), bien soignés et calmes. Et le soir et la nuit, ça aboie, aboie…

Bref, il fait nuit lorsqu’on rentre, et c’est notre dernière soirée à Colonia.

Vendredi 16 septembre : nouvelle journée de transit : on plie bagage, on range et on se traine jusqu’à la gare d’omnibus pour aller à Montevideo, la capitale de l’Uruguay. L’omnibus est un car confortable, mais comme il s’arrête dans chaque patelin pour laisser monter et descendre des voyageurs (beaucoup d’écoliers), il lui faut 3h pour rallier Montevideo qui est à 180 km. Le couloir du car est rapidement bondé, mais nous avons des places assises et donc tout notre temps pour regarder les champs, les vaches, les chevaux, encore les vaches, et encore les vaches. On s’extirpe en vitesse de la grosse gare routière de Tres Cruces et arrivons peu après dans la ciudad vieja, la vieille ville, où se trouve la posada où nous allons attendre le camping car pendant une semaine.

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4 reflexions sur “du 12 au 16 septembre: Colonia del Sacramento, Uruguay

  1. BUZENOT

    Volando voy, volando vengo
    por el camino yo me entretengo
    enamorao de la vida que a veces duele
    si tengo frío busco candela
    y vola volando voy volando vengo vengo…
    Compañeros viajeros, un SALUDO.

  2. omargatlato

    Ah mais je me demandais où vous étiez passé. en fait le mail que je reçois n’inclut pas de lien vers le blog, du coup je prenais les petits messages du mail comme tes billets. Je suis quand même venu voir à tout hasard et je découvre la suite du voyage. Le maté est aussi boisson nationale en… Syrie (enfin ce qu’il en reste), un apport des émigrants syriens en Amérique du Sud. Magnifique Colonia. Les roues des voitures ont l’air crevées, du coup elles sont justes exposées dehors ou les gens s’en servent pour des occasions?

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